L’hypnose et les douleurs

Hypnose et douleurs

Comment mieux gérer la douleur, contrôler son intensité, ainsi que le stress et les émotions qui y sont associées grâce à l’hypnose ?

Pour commencer, explorons quelques notions sur la douleur….

La définition de la douleur selon l’IASP (Association Internationale pour l’étude de la douleur) est la suivante :

« La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en ces termes. »

Il y a 3 grands mécanismes de la douleur :

– douleur nociceptive : réponse des récepteurs (nocicepteur) à la douleur lors d’une lésion ou inflammation des tissus. Par exemple : une brûlure en touchant une plaque chaude.

– douleur neurogène : provoquée par un nerf lié à une lésion ou maladie. Exemple : membres fantômes.

– douleur psychogène : déclenchée par le psychisme, mais réellement ressentie par la personne malgré l’absence de problématique somatique.


On distingue la douleur aiguë et la douleur chronique

La douleur aiguë. Dans ce contexte, le terme aigu caractérise la durée et non l’intensité. C’est un signal d’alarme pour préserver l’intégrité du corps. La douleur aiguë a un sens, un rôle protecteur et sa durée est arbitrairement fixée à 3 mois environ.

La douleur chronique, est une douleur qui persiste depuis plus de 3 à 6 mois, elle devient une maladie à part entière.

La douleur est très subjective. Elle est ressentie différemment selon les individus et en fonction aussi de son environnement, de son vécu, du moment de son histoire de vie. C’est pour cela qu’il est important d’évaluer l’intensité de la douleur sur une échelle, par exemple.


L’hypnose

Les champs d’action des techniques de l’hypnose sont nombreux. On peut citer les applications professionnelles dans le domaine de la santé, comme par exemple lors d’une gastroscopie, prise de sang, pose de cathéter, accouchement, certaines opérations, soins chez le dentiste aussi, etc…ou la gestion de la douleur chronique et du stress.

L’hypnose permet d’aider la personne à contrôler l’intensité de sa douleur et à mieux la gérer, ainsi que les émotions et le stress qui y sont associés. Elle peut alors retrouver des ressources afin de devenir plus active dans la prise en charge de sa douleur.

On utilise aussi l’hypnose avec succès pour les enfants, afin de diminuer la peur ou la douleur liée à des soins chez le médecin ou le dentiste.

L’hypnose est très efficace en complément de la prise en charge médicamenteuse des douleurs chroniques.

Mais attention de ne jamais « éteindre » une douleur sans savoir pourquoi elle est là. Il faut s’assurer que la personne a consulté un médecin et/ou est suivie médicalement avant toute intervention !


Déroulement d’une séance

Lors de la première séance, je procède à une anamnèse pour récolter toutes les informations nécessaires et utiles sur l’histoire de la douleur (intensité, durée, perception, ressenti..). Je questionne l’histoire de vie de la personne, en étant bien à l’écoute de celle-ci, de ses émotions, de son stress et de son anxiété, car on sait que la douleur est subjective.

Ceci permet aussi de clarifier ses attentes et de définir un objectif réaliste. On détermine également le déroulement et le nombres de séances ainsi que leur intervalle, ce qui peut varier d’une personne à l’autre. Je propose une réévaluation de la thérapie après 4 ou 5 séances.

Accompagner

Pour amener la personne gentiment en état de conscience modifiée, j’utilise une induction hypnotique sous forme de relaxation musculaire progressive. Cela lui permet de bien se relaxer, car on sait que les crispations augmentent la douleur. Et je l’emmène dans un endroit agréable, connu ou imaginaire, où elle se sent bien, en sécurité, un endroit calme et ressourçant (safe place).

Les séances suivantes je l’accompagne avec bienveillance en utilisant diverses techniques selon son objectif, ses besoins et les infos récoltées lors de l’anamnèse. J’utilise des métaphores, suggestions directes ou indirectes, distraction, etc… ainsi que des ancrages, afin que la personne puisse retrouver l’état désiré rapidement..

Il est aussi utile d’enseigner l’auto-hypnose à la personne en souffrance afin qu’elle puisse être autonome dans la gestion de sa douleur. Cela lui permet de devenir active dans sa propre prise en charge et d’effectuer les méthodes d’auto-hypnose le plus souvent possible.

Je fournis également des séances d’hypnose pré-enregistrées que la personne peut écouter chez elle lorsqu’elle en a besoin. Cela lui apporte un soutien précieux entre nos séances au cabinet.

Pourquoi se priver de cet outil si puissant qu’est l’hypnose ? Il vous permet de mieux gérer vos douleurs, ainsi que les émotions qui y sont associées afin de retrouver un mieux-être général.


Janick Schnyder

Hypnose et Relaxologie-Psycho-Corporelle
2525 Le Landeron Suisse
www.hypnose-therapeutique.ch

 

Les effets de l’hypnose sur le cerveau

Hypnose : quels effets sur le cerveau ?

Depuis que les neurosciences disposent d’outils permettant l’imagerie cérébrale, de nombreuses recherches ont analysé l’activité du cerveau durant les différentes phases de la transe hypnotique. Ces observations ont permis de mieux comprendre ce qu’il se passe pendant l’état d’hypnose et ainsi d’améliorer l’efficacité de cette technique.

« Vos paupières sont lourdes… Dormez maintenant ! » Voilà généralement la première chose à laquelle on pense lorsqu’on évoque l’hypnose. Mais que se passe-t-il vraiment derrière vos paupières closes, à l’intérieur même de votre cerveau ?

Il ne s’agit ni de sommeil ni d’inconscience, mais d’un état de conscience modifié connu depuis la nuit des temps et que l’hypnose a permis d’apprivoiser. Pendant longtemps, cet état particulier de conscience est resté mystérieux, laissant croire qu’il était l’effet du pouvoir d’un praticien, sorcier du village, chaman ou autre magicien.

Une étude parue dans la revue Cerebral Cortex révèle comment les différentes zones du cerveau s’activent et se désactivent, se connectent entre elles lors de l’état de transe hypnotique.


Le cerveau modifie son activité

Lors d’une transe hypnotique, on peut remarquer quelques changements majeurs.

Premièrement, les neurones augmentent leur activité dans une zone du cerveau qui est spécifiquement chargée de se concentrer sur la résolution d’un problème. La personne en état d’hypnose est ainsi tellement absorbée par ce qu’il se passe en elle qu’elle perd le contact avec le monde extérieur. Ses perceptions sensorielles en sont altérées.

Deux autres régions cérébrales montrent aussi des échanges neuronaux plus intentes, ce sont celles qui gèrent l’adaptation. En effet, ces zones sont spécialisées dans les capacités à passer d’une tâche cognitive à l’autre ou d’un comportement à l’autre, ainsi que dans l’évaluation de la conscience de soi. C’est ainsi que le cerveau contrôle les aspects physiologiques et émotionnels du corps.

Lorsqu’on rejoint l’état hypnotique, le cerveau se met en veille et les échanges neuronaux sont alors fortement réduits. Cet état particulier permet le repos en freinant la pensée. Pourtant, alors même qu’il se désintéresse de tout stimulus extérieur, le cerveau reste toujours en activité. Reconnaître l’état du cerveau lorsqu’il est en mode veille permet de lui suggérer des comparaisons avec d’autres états de conscience, ce qui ouvre le champ des possibles sur de nouvelles réalités.

Autre particularité de l’état d’hypnose : les connexions sont plus faibles entre les différentes zones du cerveau, ce qui crée une dissociation entre l’action et la conscience que l’on a de cette action. Ce phénomène explique qu’une personne peut, par exemple, voir son bras se lever tout seul, ou encore se laisser suivre les suggestions d’un praticien sans trop se poser de questions.

Le praticien en hypnose aura alors la possibilité de conduire son client dans la direction souhaitée, lui permettant d’envisager les choses autrement, de penser et de comprendre différemment ce qui semblait bloqué jusqu’alors.

La compréhension du cerveau et de sa mécanique neuronale nous offre une perspective totalement nouvelle sur les possibilités d’atteindre ce qui semblait inaccessible jusqu’ici.

Article co-rédigé par
Marjolaine Heysé et Philippe Fragnière


Source d’inspiration :
Aymeric Guillot, professeur en neurophysiologie des processus mentaux à l’université Lyon


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Marjolaine Heysé

Hypnothérapeute à Lausanne
hypnose-espace-intemporel.ch

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Philippe Fragnière

Hypnothérapeute à Lausanne
hypno-reussite.ch

L’hypnose pour retrouver confiance en soi

Hypnose et confiance en soi

D’après le dictionnaire (Larousse), la confiance en soi est la conscience que l’on a de sa propre valeur et dans laquelle on puise une certaine assurance et du courage : faire face avec confiance.

Autrement dit, le manque de confiance peut amener un certain immobilisme. Qu’il s’agisse d’oser prendre la parole, de changer d’emploi, d’apprendre à partager ses propres opinions, de passer des examens ou simplement d’atteindre ses objectifs… L’hypnose peut vous aider à retrouver cette confiance nécessaire dans votre quotidien.


La peur d’être arrogant ou imbu de soi

Dans notre culture occidentale parfois paradoxale, on nous met tantôt en garde sur l’importance de rester humble et de savoir se remettre en question, tout en nous encourageant la seconde suivante à être performant et compétitif.

Ajoutez à cela notre capacité à beaucoup mieux retenir les critiques négatives auxquelles nous aurons été confrontés dans notre vie que les compliments et vous obtenez le cocktail gagnant pour douter de vous-même.

En cabinet, je rencontre ainsi souvent des gens brillants, incapables de recevoir un compliment sans ressentir de la gêne et surtout extrêmement auto-critiques vis-à-vis d’eux-mêmes.

Je demande : « Est-ce que vous pensez ça des autres ? Est-ce que vous leur parleriez ainsi ? » Non, bien sûr ! Alors pourquoi être si dur/e avec soi-même ?

Un des facteurs semble être la peur de passer pour quelqu’un d’arrogant, imbu de soi, égocentrique.

Rappelez-vous qu’il y a une grande différence entre être conscient de votre propre valeur et avoir assez confiance en vous pour oser vivre votre vie, versus vous sentir supérieur aux autres et devenir hautain.


La réalité dépend de notre point de vue

Finalement, que nous ayons confiance ou non, ce ne sont pas les situations que nous vivons qui changent, mais notre manière de les vivre et les décisions que nous serons à même de prendre. En d’autres termes, avoir confiance en soi c’est devenir capable de prendre des décisions au lieu de choisir par défaut ou pire, de subir sa vie.

Dès lors, avec l’hypnose, nous travaillons sur un changement du regard que l’on porte sur soi-même et dans une situation, de manière contextuelle, car on peut tout à fait avoir confiance en soi dans certaines circonstances et souffrir d’un déficit dans d’autres.

Être à nouveau conscient de sa valeur, permet de retrouver le courage de décider, d’agir ou non, pour soi et en accord avec soi, d’oser se mettre dans l’action, de dire ce qu’on pense ou ce dont on a besoin, mais également de retrouver notre capacité de rebondir et de la résilience… bref d’avoir Confiance !


Natacha Delessert

Hypnothérapeute à St-Oyens et Préverenges
www.moncorps.ch/hypnose